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5. juillet 2026

Les neurosciences confirment-elles vraiment l'efficacité des pédagogies actives ?

Qui n'a jamais assisté à une formation où, au bout d'une heure, les regards se perdent dans le vide, les stylos cessent d'écrire et le café devient soudain le moment le plus attendu de la journée ?

Bonne nouvelle : ce n'est pas forcément un problème de motivation.

C'est souvent... un problème de pédagogie.

Depuis plusieurs années, les recherches en neurosciences cognitives montrent que notre cerveau apprend beaucoup plus efficacement lorsqu'il est acteur de ses apprentissages plutôt que simple spectateur.

Autrement dit, écouter n'est pas suffisant. Pour apprendre durablement, il faut manipuler, expérimenter, résoudre des problèmes, échanger avec les autres et donner du sens à ce que l'on fait.

Une idée finalement assez simple… mais qui transforme complètement la manière de concevoir une formation.

Le cerveau préfère agir plutôt que subir

Contrairement à une idée reçue, le cerveau n'est pas un disque dur.

Il ne suffit pas de recevoir une information pour qu'elle soit mémorisée.

Les travaux en sciences cognitives montrent que plusieurs mécanismes favorisent l'apprentissage :

  • l'attention ;
  • l'engagement actif ;
  • le retour d'information (feedback) ;
  • la consolidation par la répétition.

Lorsque les participants manipulent, débattent, prennent des décisions ou résolvent une situation concrète, ces mécanismes sont naturellement sollicités.

À l'inverse, rester passif pendant plusieurs heures limite fortement l'ancrage des connaissances.

Le neuroscientifique Stanislas Dehaene décrit notamment ces grands piliers de l'apprentissage dans ses travaux sur le fonctionnement du cerveau. C'est aujourd'hui une référence incontournable dans le domaine des sciences cognitives.

La ludopédagogie n'est pas là pour divertir

C'est probablement le plus grand malentendu.

Lorsque l'on parle de ludopédagogie, certaines personnes imaginent immédiatement des jeux "pour mettre de l'ambiance".

En réalité, ce n'est pas du tout l'objectif.

Le jeu est simplement un support.

Comme une étude de cas.

Comme une simulation.

Comme un exercice pratique.

La différence, c'est qu'il favorise naturellement l'implication des participants.

Et lorsqu'une personne s'implique réellement, elle réfléchit davantage, échange plus facilement, ose expérimenter, accepte de se tromper... et retient beaucoup mieux.

Le jeu n'est donc jamais une finalité.

C'est un formidable accélérateur d'apprentissage.

Le regard DGLS 💡

Soyons honnêtes.

Personne n'a jamais quitté une formation en disant :

« Les diapositives 47 à 82 ont changé ma vie. »

En revanche, tout le monde se souvient d'une situation qui l'a fait réfléchir.

  • D'un défi.
  • D'une simulation.
  • D'un jeu.
  • D'une émotion.

Parce que notre mémoire adore les expériences.

C'est exactement ce que montrent les neurosciences.

Et c'est aussi ce que nous observons sur le terrain.

Chez DGLS Développement, les outils ludiques ne servent pas à "mettre de l'animation".

  • Ils servent à provoquer des échanges.
  • À faire émerger des prises de conscience.
  • À confronter les représentations.
  • À permettre aux participants d'expérimenter avant de retourner dans leur quotidien professionnel.

Finalement, notre objectif n'est pas de faire passer une bonne journée. Notre objectif est que six mois plus tard, les participants utilisent encore ce qu'ils ont appris.

Ce qu'il faut retenir

Les neurosciences ne disent pas qu'il faut supprimer les apports théoriques.

Elles montrent simplement qu'ils sont beaucoup plus efficaces lorsqu'ils sont associés à une participation active.

Autrement dit :

✔ comprendre ;

✔ expérimenter ;

✔ échanger ;

✔ analyser ;

✔ recommencer.

C'est cette combinaison qui favorise un apprentissage durable.

📚 Les sources qui ont nourri notre réflexion

  • Stanislas DehaeneApprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines (Odile Jacob). Cet ouvrage présente les quatre piliers de l'apprentissage : attention, engagement actif, retour d'information et consolidation.
  • OCDE – The Nature of Learning : une synthèse internationale des recherches sur les environnements d'apprentissage efficaces. https://www.oecd.org/education/ceri/thenatureoflearningusingresearchtoinspirepractice.htm
  • Université de Cambridge – Centre for Teaching and Learning : ressources sur l'apprentissage actif (active learning) et son impact sur l'engagement des étudiants. https://www.cctl.cam.ac.uk

Envie de découvrir une autre façon d'apprendre ?

Chez DGLS Développement, nous concevons des formations où les participants deviennent acteurs de leurs apprentissages grâce aux pédagogies actives, aux mises en situation professionnelles et à la ludopédagogie.

Parce qu'un concept compris est une bonne chose.

Un comportement qui change durablement en est une bien meilleure.

Chez DGLS Développement, nous ne cherchons pas à faire des formations que l'on apprécie sur le moment. Nous concevons des formations dont on se souvient... et que l'on utilise encore longtemps après.

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